Madame la Ministre,
Voila plus de 2 ans que le collectif 384 s’est crée. Je rappelle les raisons : votre gouvernement avait mis en place un nouveau système de primes, oubliant d’y inclure les enseignants du supérieur qui avaient été complétement écartes de la reforme créant la nouvelle prime RIPEC ont les montants sont sans commune mesure avec ceux de l’ancienne prime nommée PRES des enseignants chercheurs, 6400 € rien que pour la partie statutaire C1 sans compter le C3 avec des sommes très importantes a distribuer de nouveau a 50% des enseignants chercheurs. Les ES ont également besoin d’une prime rehaussée au niveau du RIPEC car l’inflation touche tout le
monde. Voila plus de 2 ans que de nombreux collègues se sont mobilises, ne comptant pas leurs heures de bénévolat pour réclamer justice.
Nous avons demande et nous demandons encore de pouvoir être reçus directement par vous, Madame la Ministre, mais a l’heure qu’il est je n’ai aucune nouvelle d’un quelconque rendez-vous Nous avons été reçus plusieurs fois par Monsieur Mutzenhardt que je remercie, mais à chaque fois cela s’est résumé à écouter ce que vous aviez imagine pour nous et pas a avoir un véritable dialogue, un travail prenant en compte le souhait des collègues.
Nous, nous souhaitions et nous souhaitons toujours pouvoir participer aux réflexions sur la construction de notre avenir, nous souhaitons pouvoir faire remonter du terrain la volonté des collègues, c’est ce que nous faisons dans notre organisation en demandant simplement aux gens ce qu’ils veulent. Ce n’est pas si complique d’utiliser des moyens tels que les sondages et de faire
voter. Nous avons d’ailleurs toujours eu un taux de participation a nos sondages très élevé, supérieur a 80%, ce qui démontre que lorsque l’on est ouvert et que l’on demande l’avis des autres cela fonctionne. L’idée que je me fais d’une démocratie moderne, c’est consulter très régulièrement les gens, il ne suffit pas d’être élu et ensuite de faire ce que l’on veut. Un exemple parmi d’autres, une collègue américaine m’a dit qu’aux USA, les Américains étaient consultes tous les mois pour des décisions locales.
Nous vous avons fait remonter le programme du C384, base justement sur les résultats de 2 sondages. Nous avons utilise pour cela des questions ouvertes couplées à l’intelligence artificielle et dans ce programme il y a notamment la demande de primes équivalentes entre ES et EC et également le souhait d’une véritable reconnaissance des ES par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui serait normale vu le nombre d’heures immense que les ES assurent pour celui-ci, au moins la moitie, reconnaissance statutaire et pour l’avancement.
Nous espérons que le MESR ne retiendra pas uniquement certains éléments, qui détournés de leurs intentions, amèneraient du négatif pour les collègues. Mais aujourd’hui qu’avons-nous pour les enseignants du supérieur ? – une prime restée PES avec des mécanismes et montants sans commune mesure avec ceux du RIPEC – une modification en cours de notre statut qui parait bien être au désavantage des ES – une perte du vivier 1 de la classe exceptionnelle qui permettait aux ES un avancement plus rapide vers la hors classe et la classe exceptionnelle. Par-dessus cela, nous apprenons les changements en cours dans les INSPE, concernant la modification de la formation
et des concours des enseignants des 1er et 2nd degrés. Par-dessus cela, nous apprenons des modifications au niveau de la gestion d’une partie des ES, les PRAG, Pour toutes ces modifications, nous n’avons pas ete consultes, ni même avertis. Le C384 souhaite des
améliorations pour les collègues et non des régressions.
Le constat que nous faisons, en analysant la situation, et cela se retrouve dans vos posts sur les réseaux, c’est que pour vous l’enseignement parait moins important que la recherche et cela expliquerait les choix actuels : ES exclus du RIPEC et abaissement du niveau et de la formation de futurs enseignants des 1er et 2nd degrés dans une reforme a la va-vite sans apparemment y
associer les autres syndicats non plus. Mais pourquoi sans cesse opposer recherche et enseignement, pourquoi ne pas valoriser les 2 ? S’il est évident que la recherche française avait besoin d’être revalorisée pour l’attractivité notamment, mais pourquoi alors ne pas accepter de revaloriser l’enseignement de la même manière ?
Alors Madame la Ministre, s’il vous plait, veuillez accepter de recevoir une délégation du C384, veuillez accepter de mettre autour de la table toutes les organisations des personnels pour construire un avenir qui conviendra aux collègues, arrêtez s’il vous plait le passage en force qui ne produira que déception et remotivation de tous et qui sera préjudiciable a I’ESR public.
Merci.
Nicolas DOMERGUE
